L'histoire de Flamel guitars
La genèse d'une jeune marque française de guitares et basses électriques

Flamel Guitars n’est pas née autour d’une table de réunion.
Elle est née de discussions tardives, de dessins griffonnés, de prototypes ratés, de manches repris dix fois, et de cette question qui revient sans cesse : « Est-ce que cette guitare mérite vraiment d’exister ? »

Dès le départ, l’idée était claire : créer des instruments modernes, sans nostalgie artificielle, pensés pour les musiciens qui jouent fort, longtemps, et avec exigence. Des guitares qui ne cherchent pas à plaire à tout le monde, mais qui assument une identité, un caractère, une tension.

Le projet prend forme autour de Frédéric Donval (Alkemy) et Nicolas Masson. Deux visions complémentaires : l’une tournée vers la forme, l’équilibre et la matière ; l’autre vers la cohérence globale, le son, l’usage réel, et la construction d’une marque indépendante. Très vite, une conviction commune s’impose : prendre le temps, refuser les compromis faciles, accepter que certaines idées prennent des mois — parfois des années — avant d’aboutir.

Chez Flamel, rien n’est décoratif.
Chaque courbe, chaque épaisseur, chaque choix de bois ou de composant répond à un usage précis. La technologie (CNC, modélisation, outillage moderne) est là pour garantir la répétabilité et la précision, mais la guitare reste un objet façonné à la main, contrôlé, ajusté, ressenti. Ce qui ne convainc pas est repris. Ce qui ne sonne pas est écarté.

Flamel s’est construite ainsi : lentement, parfois difficilement, toujours honnêtement.
Avec l’idée que la valeur d’un instrument ne se mesure pas à son marketing, mais à ce qu’il donne envie de jouer.


Flamel, c’est avant tout une équipe

Flamel n’existe pas sans celles et ceux qui la font vivre, jour après jour, à l’atelier.

Pierre est celui qui s’assure que l’intention devienne réalité. Assemblage, réglages, contrôle final : il traque les défauts, corrige les écarts, refuse l’à-peu-près. Son travail est souvent invisible, mais sans lui, aucune guitare Flamel ne sortirait de l’atelier.

Prescillia travaille la matière brute. Les bois passent entre ses mains avant de devenir des instruments. Elle connaît leurs réactions, leurs limites, leurs caprices. Les finitions ne sont pas là pour masquer, mais pour révéler. Le toucher, l’équilibre visuel, la cohérence d’ensemble — tout passe par son regard.

Fred (Frédéric Donval) est à l’origine des lignes. Il pense les formes comme des volumes en tension, pas comme des références figées. Une Flamel doit être reconnaissable sans logo, simplement par sa silhouette, sa posture, son attitude.

Nicolas, fondateur de Flamel Guitars, tient la barre. Il relie les idées à la réalité, les envies aux contraintes, l’atelier au monde extérieur. Il assume les choix difficiles, défend la cohérence du projet, et veille à ce que chaque décision reste fidèle à l’esprit de départ : faire peu, mais faire juste.

Flamel Guitars, ce n’est pas une success story.
C’est un travail quotidien.
Une somme de décisions, de remises en question, d’exigence partagée.

Et chaque guitare en porte la trace.

Maintenant, à vous de jouer avec le feu !